Amis de Dieu en Alsace

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"Les amis de Jésus, quels qu'ils soient, ne sont là, à nos côtés, que pour nous entraîner vers Jésus, renforcer notre propre amitié avec Lui".
(Cardinal Roger Etchegaray, le 18/08/2000 lors des JMJ,
dans sa catéchèse sur les "Saints du nouveau millénaire")


Saintes et Saints, ainsi que d’autres figures spirituelles, ne manquent pas en Alsace et en lien avec Strasbourg. Voici quelques Amis de Dieu (listes alphabétiques, puis cités par ordre chronologique) :


Saints et Bienheureux : St Amand - St André Bauer - St Arbogast - Ste Attale - Ste Aurélie - Bhx Charles de Foucauld - St Florent - St Fridolin - Ste Hunne - St Léon IX - St Ludan - St Materne - St Modeste Andlauer - St Morand - Ste Odile - St Pierre Canisius - Ste Richarde - St Valentin

Grandes figures spirituelles : Louis Bautain - Eberhard (ou Evrard) - Henri Eckhardt, dit Maître Eckhardt - Adèle de Glaubitz - Louise Humann - François Libermann - Simon Ferdinand Mühe - André Raess - Marie Alphonse Ratisbonne - Théodore Ratisbonne - Jean Tauler


Saint-Materne : fêté le 14 septembre.
Originaire de Lombardie, Materne fut évêque de Cologne, Trèves et Tongres, à la fin du 3ème siècle et au début du 4ème siècle de notre ère. Réputé pour sa sagesse, proche de l’empereur Constantin, il aurait participé au concile de Rome en 313 et à celui d’Arles en 314. II est mort à Trèves, au plus tard en 344. De nombreuses légendes attribuent à Materne l’évangélisation de l’Alsace (construction d’un lieu de culte à Ehl, du sanctuaire de Dompeter à Avolsheim, de l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg,…) ainsi que des villes de Tongres, Huy, Dinant, Ciney, Namur et Walcourt, sur le territoire de l’actuelle Belgique. Materne aurait également été à l’origine de la fondation de la ville de Waremme, ainsi que de la construction de lieux de culte à Namêche (Andenne), à Leffe ou à Foy-Notre-Dame. Il est également signalé à Maastricht. Haut de page


Saint-Amand : fêté le 26 octobre.
Premier évêque de Strasbourg au 4ème siècle. Vers 340, Amand est envoyé comme nouvel apôtre pour prêcher l’Evangile que Saint-Materne avait annoncé auparavant. Par son zèle et sa piété, il parvient à gagner de nombreux disciples à la foi du Christ. Il participe aux conciles de Sardique (344) et de Cologne (346). Ses précieux restes ont été transportés à Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Haut de page


Saint-Fridolin : fêté le 6 mars.
Apôtre de l’Alsace, né en Irlande vers 464. Prédicateur accompli en Irlande, de crainte de s’enorgueillir, Fridolin renonce à ses biens pour venir en France annoncer l’Evangile. Il passe par Poitiers où il relève de leurs ruines la basilique et le monastère de Saint-Hilaire. Il vient sur les bords du Rhin pour annoncer l’Evangile en apportant avec lui des reliques de Saint-Hilaire. Il construit plusieurs églises dont une vraisemblablement non loin du futur château de Dabo. Il arrive à Strasbourg où il bâtit une église en l’honneur de Saint-Hilaire, peut-être sur le lieu actuel du Temple Neuf. Après avoir évangélisé l’Alsace, Fridolin part en Suisse et sur les bords du Rhin. Il fonde une église et un monastère, sur une île déserte du Rhin, qui donnent naissance à la ville de Saeckingen. Il est abbé de Saeckingen et meurt un 6 mars 538 ou 540. Ses restes sont aujourd’hui encore honorés dans l’église de Saeckingen. Haut de page


Saint-Arbogast, patron du diocèse de Strasbourg : fêté le 21 juillet.
Evêque de Strasbourg, né dans une famille noble dans la première moitié du 7ème siècle, Arbogast vient vivre en ermite dans une forêt d’Alsace. Il y fonde un monastère qui prend le nom de Surbourg. Contre son gré, il est nommé évêque de Strasbourg vers 673 par le roi Dagobert. Toujours humble et toujours pauvre, Arbogast passe régulièrement une partie de la nuit en prière et en contemplation dans une cellule construite dans un lieu appelé aujourd’hui la Montagne-Verte. Il a construit l’église-cathédrale à l’endroit qu’elle occupe encore aujourd’hui. Il est mort le 21 juillet 678 et a été enterré, selon son désir, sur la petite colline où l’on exécutait les criminels. Haut de page


Saint-Florent : fêté le 7 novembre.
20ème évêque de Strasbourg, issu d’une illustre famille d’Irlande, Florent quitte l’Irlande pour venir en Alsace vers 655. Il a vécu en ermite dans la vallée de la Hasel, au pied de la montagne vosgienne du Ringelsberg. Il guérit Rathilde, fille aveugle, sourde et muette du roi Dagobert II. En remerciement, il reçoit des terres dans la vallée de la Hasel qui lui permettent de fonder l’abbaye de Haslach. Florent est appelé comme évêque pour prendre la succession de Saint-Arbogast en 678. Il réunit de nombreux collaborateurs qui forment une communauté à Strasbourg même, autour d’une église dédiée à Saint-Thomas (qui deviendra ultérieurement l’abbaye Saint-Thomas). Il est mort le 7 novembre 693. Initialement inhumé à Saint-Thomas, son corps est transporté à l’abbaye de Haslach. Haut de page


Sainte-Odile, patronne de l’Alsace : fêtée le 13 décembre.
Odile naît vers 660. Aveugle, elle retrouve la vue lors de son baptême. Son père, le duc Alaric (ou Etichon) construit pour elle, au sommet du Hohenbourg, un monastère dont Odile devient la première abbesse. A son tour, elle construit au pied de la montagne le couvent de Niedermunster. Elle meurt vers 720 et son tombeau, à l’actuel Mont-Sainte-Odile, attire aussitôt les pèlerins. Haut de page


Saint-Valentin
4ème évêque de Strasbourg, il succède à l’évêque Saint-Maximin. La tradition lui attribue de nombreuses qualités et vertus. Haut de page



Sainte-Hunne : fêtée anciennement le 15 avril.
Du sang d’Adalric, duc d’Alsace, cette noble femme a vécu mariée, dans le château seigneurial dont Hunawihr tire son nom. Pieuse et charitable, elle vient en aide aux pauvres, lavant elle-même le linge des malades jusqu’à être appelée la "sainte lavandière". Longtemps stérile, Hunne prie Dieu qui lui donne un fils, Déodat, voué au Seigneur et qui entre à l’abbaye d’Ebersmunster où il fait profession et meurt en odeur de sainteté. Elle-même meurt au château de Hunawihr et le peuple lui rend aussitôt un culte. Le pape Léon X la canonise et ses restes sont honorés en l’église paroissiale de Hunawihr, ainsi qu’à Saint-Dié. Haut de page


Sainte-Attale : fêtée le 25 septembre, avec Sainte-Eugénie.
Abbesse, fille d’Adelbert, duc d’Alsace, et nièce de Sainte-Odile, Attale a vécu au 8ème siècle. En 717, son père fonde l’abbaye de Saint-Etienne à Strasbourg (sur les lieux de l’actuel collège épiscopal Saint-Etienne). Attale, formée à l’école de Sainte-Odile, devient la première abbesse de l’abbaye Saint-Etienne. Elle est un modèle de vertus et d’édification jusqu’à sa mort le 3 décembre 741. Sa main est conservée à l’église Sainte-Madeleine. Haut de page


Sainte-Richarde : fêtée le 18 septembre.
Fille d’Erschanger, comte d’Alsace, Richarde épouse Charles-le-Gros et reçoit avec lui en 881, à Rome, la couronne impériale. Accusée d’adultère, Richarde est lavée de tout soupçon. Elle se retire à l’abbaye d’Andlau, sa fondation, où elle meurt le 18 septembre 894 ou 896. Haut de page



Saint-Léon IX : fêté le 19 avril.
Seul pape alsacien à ce jour, Brunon est né à Eguisheim le 21 juin 1002, comme fils du comte de Dagsbourg. Acquis aux idées réformatrices de Gorce et de Cluny, il est désigné comme évêque de Toul en 1026 et est élu pape en 1048 sous le nom de Léon IX. Assistant personnellement à de nombreux synodes en Italie, en France et en Allemagne, Léon IX prépare la réforme grégorienne. Ses efforts pour rapprocher l’Eglise latine de l’Eglise grecque échouent. Il meurt le 19 avril 1054. Haut de page


Saint-Morand : fêté le 4 juin.
Religieux missionnaire, Morand est moine de Cluny et fonde un prieuré bénédictin dans la région d’Altkirch. Son influence est telle qu’il mérite son nom d’apôtre du Sundgau. Il meurt un 3 juin, vers 1115, et est enterré dans l’église conventuelle qui porte son nom. Haut de page



Saint-Ludan : fêté le 12 février.
Ludan est l’un des nombreux pèlerins qui, au moyen-âge, se rendent d’un lieu saint à un autre. Il meurt près de Hipsheim, le 12 février 1202, et est enterré dans l’église paroissiale appelée "Scheerkirche". Haut de page


Sainte-Aurélie : fêtée le 13 octobre.
Vierge, née en Grande-Bretagne au 4ème siècle, Aurélie est l’une des compagnes de Sainte-Ursule. Arrivée avec Sainte-Ursule à Bâle, Aurélie tombe malade et, remontant le Rhin, elle arrive à Strasbourg où elle meurt un 15 octobre. Des miracles s’opèrent à sa tombe. Mille ans plus tard, vers 1460, on a ouvert sa tombe où l’on trouve son corps sans corruption et ses habits de lin sans dommage. Au moment de la Réforme, ses restes sont réduits en cendres, mais son culte est resté vivant. Haut de page


Eberhard (ou Evrard)
Issu d’une famille très distinguée de Souabe, Eberhard est le premier prévôt de la cathédrale de Strasbourg dont nous ait été transmis le nom. Après une vie d’ambition et de vaine gloire, il se convertit à une vie réellement chrétienne et se dévoue pour toujours à la pratique des vertus. En 934, Eberhard renonce à sa dignité pour vivre ignoré. Il bâtit une église en l’honneur de la Vierge et fonde en Suisse une abbaye qui deviendra célèbre sous le nom d’Einsiedeln (abbaye dont il devient le premier abbé). Il meurt en odeur de sainteté le 14 août 957 ou 958 à l’abbaye d’Einsiedeln où il est enterré. Haut de page


Henri Eckhardt, dit Maître Eckhardt
Frère dominicain, théologien, philosophe, père de l’école de mystique, Henri est né à Strasbourg entre 1250 et 1260. Formé à l’école de théologie de Saint-Albert-le-Grand et de Saint-Thomas-d’Aquin, il enseigne au collège Saint-Jacques à Paris. A Rome, il reçoit du Pape Boniface VIII le titre de docteur en théologie. En plus de l’enseignement, il a la charge, comme provincial de l’Ordre Dominicain, de plusieurs couvents en Allemagne jusqu’en Bohème. A partir de 1312 jusque 1320, Maître Eckhardt professe la théologie à Strasbourg. Sa doctrine mystique, d’une singulière audace, est mise en cause ; ses écrits sont soumis à un examen et qualifiés d’hérétiques. En 1327, il est destitué de sa charge de prieur pour la province d’Allemagne et meurt dans la même année. Ses "Sermons" sont devenus à nouveau accessibles à partir du 19ème siècle. Haut de page


Jean Tauler
Religieux dominicain, théologien, brillant prédicateur et écrivain mystique du moyen-âge, il est né à Strasbourg vers 1290. En 1308, il entre dans l’Ordre des Frères-prêcheurs (ou Dominicains) à Strasbourg, où il goûte les sermons de Maître Eckhardt qui y prêche de 1312 à 1320. Jean Tauler poursuit ses études de théologie à Cologne et à Paris et revient à Strasbourg comme prédicateur et confesseur. Il meurt le 16 juin 1361 à Strasbourg et est enterré sous le cloître du couvent des Dominicains (devenu plus tard le Temple Neuf). Nous est parvenu le recueil de ses sermons. Haut de page


Saint-Pierre-Canisius : fêté le 27 avril.
Religieux et docteur de l’Eglise, Pierre Canisius joue un rôle important dans la restauration de la foi catholique en Allemagne et en Suisse après la Réforme protestante. Jésuite, il participe au concile de Trente et prêche à Strasbourg et à Saverne. C’est là qu’il termine la rédaction du catéchisme demandé par les Pères conciliaires. Il meurt le 21 décembre 1597 à Fribourg en Suisse. Haut de page


Louise Humann (29.09.1766 – 19.09.1836)
Aînée d’une famille de sept enfants, Louise élève ses frères et sœurs. Avec l’abbé Colmar, son directeur de conscience, elle visite pauvres et malades, y compris pendant la révolution. Elle achète avec Madame Breck, veuve fortunée, une maison pour la transformer en pensionnat, rue Sainte-Elisabeth. Appelée à Mayence par Mgr Colmar, devenu évêque de Mayence, elle y ouvre l’institut Joséphine. Elle soigne les soldats pendant l’épidémie de typhus de 1813. En 1819, Louise revient à Strasbourg où elle rencontre Louis Bautain, "philosophe de Strasbourg", qu’elle accompagnera jusqu’au sacerdoce en 1830. Elle aura une profonde influence sur un groupe d’une dizaine de "disciples" dont plusieurs, comme Ratisbonne, deviendront prêtres. Elle décède à Strasbourg en 1836. Haut de page


Simon Ferdinand Mühe
Prédicateur, il est né à Strasbourg le 18 juillet 1788. Son père, quincaillier à Strasbourg, est un homme très cultivé, sachant l’allemand, le français et le latin. Pendant la période révolutionnaire, sa famille a caché plusieurs prêtres réfractaires. En 1805, il entre au Séminaire à Mayence. Il est rappelé en 1808 à Strasbourg, car le diocèse manque de prêtres. Simon Ferdinand est ordonné prêtre en 1812. Nommé chanoine de la Cathédrale en 1821, il y est prédicateur, et à partir de 1830, il devient également professeur de pastorale au Grand Séminaire. Il renouvelle la vie spirituelle du diocèse en rétablissant ou en fondant un grand nombre de confréries (tiers-ordre de Saint-François, confrérie du Sacré-Coeur de Jésus, du Bon Pasteur,…) et dévotions (à la divine enfance de Jésus, chemin de croix, mois de Marie,…). Apôtre de la charité, il prend soin des malades, des prisonniers et des pauvres. Il meurt à Strasbourg le 3 février 1865 en odeur de sainteté. Haut de page


Monseigneur André Raess (06.04.1794 – 17.11.1887)
Evêque de Strasbourg de 1842 à 1887, il est entré au Grand Séminaire de Mayence en 1811. Ordonné prêtre en 1816, il enseigne au Petit Séminaire, puis au Grand Séminaire de Mayence dont il assumera la direction de 1824 à 1830. Il revient à Strasbourg en 1830 où il est nommé à la direction du Grand Séminaire. Après un temps de disgrâce, il est nommé, en 1841, évêque-coadjuteur de Mgr Le Pappe de Trévern. A la mort de ce dernier, il devient en 1842 le premier évêque alsacien depuis 1375. Durant son épiscopat, Mgr Raess s’efforce d’élever le niveau d’études du Grand Séminaire et les vocations sacerdotales augmentent. Les congrégations religieuses augmentent en Alsace ainsi que les effectifs des religieux et religieuses. Il favorise la presse catholique, les dévotions, les confréries, les missions paroissiales et les pèlerinages et il est très populaire. Au cours des différents changements de régimes politiques, Mgr Raess se montre plutôt conciliant avec les pouvoirs en place, de façon à pouvoir protéger la mission de l’Eglise. La fin de son épiscopat se termine plus difficilement : en 1871, l’Alsace devient terre de l’empire allemand et l’attitude conciliante de Mgr Raess avec le régime allemand rencontre de nombreuses oppositions en Alsace. Sa santé se dégrade et, à partir de 1883, il laisse son coadjuteur, Mgr Stumpf, administrer le diocèse, se retirant à Sigolsheim où il décède en 1887. Haut de page


Louis Marie Eugène Bautain (17.02.1796 – 15.10.1867)
Agrégé de philosophie, docteur ès-lettres, il est nommé en 1816 au Collège royal de Strasbourg, ainsi que, l’année suivante, chargé de la chaire de philosophie à la Faculté des lettres. Louis connaît un grand succès auprès des étudiants et des bourgeois de la ville. Il rencontre Louise Humann et, sous son influence, se rapproche de l’Eglise. Il se lance dans des études médicales et soutient sa thèse en 1826. Il songe à entrer dans les ordres. Après une très courte formation, l’évêque de Strasbourg, Mgr Le Pappe de Trévern, l’ordonne prêtre en 1828 et lui confie en 1830 la direction du Petit Séminaire Saint-Louis. Suite à certaines jalousies d’une partie du clergé alsacien ainsi que des querelles théologiques, la direction du Petit Séminaire lui sera retirée. Réhabilité par Mgr Raess, évêque-coadjuteur de Strasbourg, Louis choisit de quitter Strasbourg pour Paris où il devient vicaire-général et où il est nommé professeur de théologie morale à la Sorbonne. Haut de page


Adèle de Glaubitz (01.02.1797 – 08.01.1858)
Fondatrice de la Congrégation des Soeurs de la Croix, Adèle est issue d’une famille noble et chrétienne. Elle passe son enfance et sa jeunesse à Strasbourg où elle fonde "l’Oeuvre des jeunes servantes" dans le but d’assurer une instruction élémentaire aux filles pauvres. Avec l’aide de ses deux soeurs, cette oeuvre devient une congrégation religieuse en 1848. Adèle en devient la première supérieure générale. La maison-mère de la congrégation se trouvait rue de la Toussaint à Strasbourg. Vouée aux plus déshérités (malades, handicapés, vieillards, aveugles, sourds-muets,…), la congrégation se développe rapidement en Alsace et en Allemagne. Adèle est enterrée au cimetière Sainte-Hélène à Strasbourg. Haut de page


Vénérable Jacob (François Marie Paul) Libermann
(12.04.1802 – 02.02.1852)
Fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit et du Saint-Coeur de Marie, il est issu d’une famille juive dont le père est rabbin à Saverne. Il est destiné au rabbinat et fait ses études talmudiques à Metz où il entre en contact avec le monde chrétien. Lors d'un séjour à Paris, il fait la connaissance d’un rabbin devenu chrétien, David Drach. Après avoir traversé une grande crise de sa foi, il reçoit la conviction que Jésus est le Fils de Dieu et reçoit le baptême à Noël 1826. Se sentant appelé au sacerdoce, François Libermann étudie la théologie au Séminaire Saint-Sulpice à Paris. Souffrant de crises d’épilepsie, il ne peut devenir prêtre, mais sa vie édifiante attire des séminaristes qu’il réunit en "bandes de piété". Avec deux autres confrères, il projette de créer une "oeuvre des noirs" pour évangéliser les anciens esclaves. En 1840, il se rend à Rome où il obtient l’approbation du Saint-Siège pour cette société missionnaire qui porte le nom de Congrégation du Saint-Coeur de Marie. Guéri de son épilepsie, il reçoit l’autorisation de devenir prêtre et est accueilli dans le diocèse de Strasbourg. En 1841, il reprend ses études de théologie au Grand Séminaire de Strasbourg. Il est ordonné prêtre par l’évêque d’Amiens en juin 1841. Un noviciat est ouvert dans la Somme et des missionnaires sont envoyés dans les colonies. En 1848, la Congrégation fusionne avec celle du Saint-Esprit et François Libermann en est le supérieur de 1848 à sa mort en 1852. Dans sa spiritualité, un missionnaire est avant tout un religieux qui s’abandonne totalement à Dieu et met son entière confiance dans la Divine Providence, recherchant la paix intérieure par la pratique de l’humilité, de la simplicité et de l’oraison fréquente. Haut de page


Théodore (Louis Marie Joseph) Ratisbonne
(28.12.1802 – 10.01.1884)
Issu d’une riche famille juive, né à Strasbourg, il devient avocat à la Cour de Colmar. Il éduque de jeunes israélites à l’Ecole du Travail nouvellement fondée. Il fait la connaissance de Louis Bautain et se convertit au catholicisme. Théodore est baptisé le Samedi-Saint de 1827. Il entre au Grand Séminaire de Strasbourg et est ordonné prêtre en 1830. En 1842, il fonde, avec son frère Marie Alphonse, la Congrégation de Notre-Dame de Sion, approuvée par Pie IX en 1863. L’oeuvre est destinée à l’éducation chrétienne des jeunes néophytes et des maisons sont fondées à Paris, Jérusalem, en Angleterre, en Turquie, ... Haut de page


Marie Alphonse Ratisbonne (01.05.1812 – 06.05.1884)
Frère cadet de Théodore Ratisbonne, né à Strasbourg comme lui, il devient avocat comme son frère. La conversion de ce dernier provoque un refroidissement de leur relation. Lors d’un voyage en Italie, il passe à Rome où il se convertit au catholicisme à la suite d’une apparition de la Vierge à l’église Saint-André-delle-Frate. Sa conversion, qui est diffusée par des brochures, va créer une polémique entre les communautés catholiques et juives d’Alsace. Marie Alphonse va distribuer tous ses biens aux pauvres, puis il entre chez les Jésuites où il sera ordonné prêtre en 1847. Avec son frère, il fonde la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Il prend la direction du Couvent de Jérusalem où il meurt en 1884. Haut de page


Saint Modeste Andlauer et Saint André Bauer :
fêtés le 9 juillet et le 19 juin.
Missionnaires martyrs, ils ont été victimes lors du soulèvement des Boxers en 1900. La xénophobie encouragée par l’impératrice Ts’eu-hi va faire des milliers de victimes parmi les chrétiens de Chine et leurs missionnaires. Le jésuite Modeste Andlauer, né le 22 mai 1847 à Rosheim, et le frère franciscain André Bauer, né à Guebwiller, témoigneront de l’Evangile par le don de leur vie. Haut de page


Bienheureux Charles de Foucauld : fêté le 1er décembre
(15.09.1858 – 01.12.1916)
Charles est né à Strasbourg dans une famille de la petite bourgeoisie et devient orphelin à l’âge de 6 ans. La guerre de 1870 le marque. Il perd la foi vers 16 ans, puis profite de la vie. Il réussit le concours de Saint-Cyr et part avec son régiment en Algérie. Il part en exploration au Maroc pendant un an, déguisé en rabbin. A son retour, il s’installe à Paris où une grande angoisse religieuse l’étreint. L’abbé Huvelin lui ouvre le chemin de la conversion en 1886. Il veut suivre Jésus, pauvre et humble. Il choisit la Trappe cistercienne de Notre-Dame des Neiges en 1890. Il part pour Nazareth qu’il rejoint en 1897 et où il sera hébergé chez les Clarisses. Charles est ordonné prêtre en 1901. Il décide de témoigner de son amour pour Jésus en Algérie. Il vit d’abord dans la palmeraie de Beni Abbès. Il vient en aide aux pauvres, aux malades, à des esclaves qu’il rachète pour les libérer, mais n’entraîne aucune conversion de son vivant. Son projet de fonder une congrégation religieuse n’aboutit pas non plus. Charles s’installe ensuite en 1905 à Tamanrasset où il travaillera à l’élaboration d’un dictionnaire touareg-français. Il mène une vie pauvre de travail et de prière. Il bâtit un petit fortin pour protéger le village et ses habitants. C’est là qu’il sera tué par erreur et enterré à proximité. Il est béatifié le 13 novembre 2005. Sa spiritualité ouvrira, après sa mort, la voie à de nombreux groupes (Petits Frères et Petites Sœurs de Jésus,…) vivant l’Evangile suivant ses intuitions. Haut de page